Gers : 10 monuments historiques méconnus a découvrir

Gers : 10 monuments historiques méconnus a découvrir

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Une capture d'écran de l'application Carte du Patrimoine présentant les informations d'un château à Montiganc-Charente

Ancien château de Lau, Laujuzan

Cette chapelle est ce qui reste d'un château pillé pendant les guerres de Religion puis rasé par Richelieu. Il fut reconstruit mais s'effondra à la fin du 18e siècle. La chapelle abrite le caveau de la famille de Lau, autrefois précédé d'un mausolée détruit à la Révolution par les habitants. L'église paroissiale ayant également été détruite pendant les guerres de Religion, cette chapelle servit d'église à la population. L'édifice est accolé à une aile de l'ancien château, dont il ne reste plus que trois façades formant cour. Après la porte en arc brisé, l'espace voûté est couvert en berceau brisé. Le fond est occupé par une tribune en bois.

Chapelle Saint-Jean de Las Monges, Escorneboeuf

L'église se trouve probablement sur l'emplacement de l'ancien couvent de religieuses, fondé au 11e siècle par Emervis d'Altejas. La nef se prolonge par une abside voûtée en cul de four, avec deux chapiteaux ornés d'animaux. Il semble que le mur occidental, surmonté d'un clocher mur, ait modifié l'édifice au 18e siècle.

Halle, Cologne

Intérieur de la Halle de Cologne

La halle et les maisons qui l'entourent peuvent avoir été bâties peu de temps après la création de la bastide, en 1284. La charpente est constituée par des pièces de bois équarries. Une construction carrée a été ajoutée au centre de la halle, qui servit jusqu'à la Révolution de dépôts et l'étage de salle de réunion des conseils de ville. Le campanile a été refait.

Halle et Hôtel de ville, Saint-Clar

Vue extérieure de la halle de Saint-Clar

Mairie-halle occupant l'espace d'un îlot carré. Le bâtiment se compose d'une partie halle formée de poteaux de bois soutenant une couverture de tuiles à quatre pans. Ces poteaux (six sur un côté et quatre sur les autres) reposent sur de petits socles de pierre. Sur cette halle s'adosse le bâtiment de la mairie, d'un étage. Sous la halle, une porte précédée de quatre marches donne accès à un escalier menant au premier étage. La partie gauche, au sud, est évidée par une série d'arcades. La mairie est dominée par un campanile cantonné, aux angles, de colonnes engagées, et surmonté, sur quatre côtés, de frontons triangulaires.

Croix du cimetière de Verduzan, Castéra-Verduzan

Croix à branche en pierre du pays, présentant sur une face le Christ crucifié avec l'inscription INRI. Sur l'autre face, est représentée la Vierge drapée, les pieds reposant sur une tête d'ange. Sous la branche de la croix, face sud, se trouve Saint-Pierre tenant une clé. Sur l'autre face, un saint.

Eglise collégiale Saint-Martin, L'Isle-Jourdain

Collégiale construite vers 1785 par l'architecte Raymond, élève de Soufflot, dans un style très classique, à la demande du curé André Bacon, appuyé par l'archevêque de Toulouse. Plan en croix latine avec un chœur important. Construction en briques. La voûte en berceau rappelle l'influence de l'art italien. Le clocher constituait le donjon de l'ancien château féodal. Il est accosté d'une tourelle d'escalier ronde. A l'intérieur, la voûte est peinte en 1869 par Engalière. En 1890, les murs sont couverts de fresques par Terral. Les vitraux ont été réalisés par Gesta.

Eglise Saint-Sigismond, Larressingle

Extérieur de l'église Saint-Sigismond

Une église servait de paroisse à la "villa" de Larressingle au début du 11e siècle. Cette "villa" était la résidence des abbés de Condom. La reconstruction de l'église fut entreprise au siècle suivant. Devenu castrum, Larressingle est transféré en 1279 à Edouard Ier d'Angleterre. En 1324, Larressingle retombe dans le domaine royal de France, sous dépendance de l'évêché de Condom. Située au cœur du village, l'église servait, comme le château, de refuge aux habitants. Deux campagnes de construction se distinguent, provoquées par l'implantation du château gênant l'élévation d'une nef à l'ouest. L'accès se fait par un portail roman à chapiteaux sculptés. Ce portail se situe à la base d'un clocher-mur. Une tourelle abritant un escalier à vis mène à une salle servant de refuge, au-dessus de l'église primitive. L'élargissement de la nef étant empêchée par le château, un nouveau chevet plat a été ajouté à l'édifice, communiquant avec l'église par le mur chevet évidé entre les deux contreforts. A l'intérieur, chapiteaux sculptés.

Eglise et cimetière, Bernède

Eglise du 15e siècle, composée d'un clocher-porche, d'une nef de trois travées terminée par une abside et, au sud, deux chapelles dont l'une possède une abside circulaire. Le tout est voûté sur croisées d'ogives retombant sur des culots ornés d'animaux. Le clocher-porche date du 16e siècle. De plan carré dans les trois premiers étages épaulés de contreforts, il passe au plan octogone dans les parties supérieures. Le porche s'ouvre sur trois côtés. La porte d'entrée, sous le clocher, comporte un linteau en accolade orné de choux frisés et des chapiteaux sculptés (bête monstrueuse en avalant une autre ; âne ou cheval ; lézard ou salamandre ; coq ; diable). Ces figures pourraient représenter la gourmandise, la colère, la paresse, et l'orgueil punis de l'enfer. Sur le flanc sud de l'église se trouvent les restes de l'édifice roman (l'église primitive aurait été fondée en 1060 par des moines venus de l'abbaye de Saint-Mont). Un chevet demi-circulaire comporte encore son banc en exèdre.

Eglise Saint-Laurent, Panjas

Fenestrages sud des deuxième et troisième travées de la nef de l'église Saint-Laurent, Panjas

Ancien castelnau mentionné dès le 11e siècle. L'église est en partie romane (11e-12e siècle). La nef à quatre travées et les huit chapelles latérales voûtées d'ogives dans le style gothique méridional sont édifiées au 15e siècle. À l'intérieur, le chœur roman comporte des peintures murales de la fin du 13e siècle (coupole, arcatures et murs), semblant être l'oeuvre d'un atelier venu du nord de la France. En 1892 Marcelin Labedan effectue d'importants repeints. Le 4 avril 1980 le clocher octogonal d'origine s'effondre. Il est reconstruit à une faible distance du chevet roman.

Eglise Saint-Vincent, Cravencères

L’édifice présente une nef unique conduisant à une abside semi-circulaire contrebutée par quatre contreforts. La nef est couverte d’une voûte en plein cintre de briques industrielles. Le cul-de-four de l’abside a probablement gardé sa voûte romane. Il est revêtu d’un décor peint néo-gothique en trompe-l’oeil. L’église a conservé une Vierge de Pitié peinte en 1709, une Crucifixion du Christ datable du 19ème siècle, un linteau sculpté de la fin de l’époque gothique ainsi qu’un chapiteau roman.