Meurthe-et-Moselle : 10 monuments historiques méconnus a découvrir

Meurthe-et-Moselle : 10 monuments historiques méconnus a découvrir

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Une capture d'écran de l'application Carte du Patrimoine présentant les informations d'un château à Montiganc-Charente

Eglise Saint-Léopold, Lunéville

Consacrée en 1954 et réalisée avec le soutien de l’architecte Paul Jacquot, l’édifice est conçu, par l’abbé Aubry, à partir d’un plan rectangulaire à vaisseau unique couvert d’une voûte parabolique en béton armé. La verrière de la façade d’entrée est l’œuvre de Jean Barillet. Elle illustre un Christ de Résurrection en filigrane, dominant la complexité du monde. L’abbé Aubry est l’auteur de l’ensemble du décor. L’église est représentative du contexte d’édification des lieux de culte, au sortir de la guerre : refus de l’ornement, extrême sobriété des intérieurs et extérieurs et matériaux laissés à l’état brut, confirmant une nouvelle recherche de modernité plastique.

Eglise Saint-Jean-Baptiste, Vitrimont

Restauration de l'église par le Comité californien de Miss Polke

Eglise élevée à la fin du 15e siècle. Fondation de la chapelle Notre-Dame de Pitié en 1489, puis par la suite de la chapelle de Sainte-Barbe. En 1846, érection du clocher. Toiture refaite après les dommages causés par la première guerre mondiale.

Hôtel de Ferrary ou Ferraris, Nancy

Façade

La demeure a été élevée entre 1715 et 1733 pour Louis de Ferraris, chambellan de l'empereur d'Autriche, grand chambellan et conseiller d'Etat de Charles de Lorraine. Les plans seraient dus à Germain Boffrand. L'escalier d'honneur a été décoré en trompe-l'oeil par Giacomo Barilli. Au premier étage du corps principal et de l'aile gauche sont disposés en enfilade quatre salons, desservis par l'escalier d'honneur et un escalier secondaire. Ils ont conservé leurs lambris d'appui du 18e siècle ainsi que leurs parquets à point de Hongrie et de Versailles. Le décor a été remanié au début du 19e siècle avec frises de plafond, cheminées et glaces. Le grand salon s'orne de stucs dorés attribués à Joseph Beunat.

Eglise Saint-Martin, Bouxières-aux-Dames

Façade nord-ouest

L'église paroissiale est érigée au-dessus d'un sanctuaire ancien, probablement dédié à saint Martin dès l'origine. L'édifice primitif est en partie reconstruit au 15e siècle. Au 17e siècle, l'église est composée d'une nef unique et d'un choeur gothique doté d'une chapelle du côté gauche, construite en 1680. Des travaux d'agrandissement sont réalisés en 1887-1888.

Ancien manège des Gendarmes rouges ou manège de la Barollière, Lunéville

Façades est et nord, vue générale

Après le rattachement de la Lorraine à la France, Louis XV installe à Lunéville la gendarmerie de France. Dans le quartier des Carmes, un manège est construit en 1787, sur les plans de François-Michel Lecreulx. Dès l'année suivante, ce corps d'élite, jugé trop onéreux, est dissous. Mesurant 96m sur 26, ce manège est réputé être le plus vaste d'Europe. La charpente en bois d'origine a été remplacée en 1903 par une charpente métallique due à la Grande Chaudronnerie lorraine.

Basilique Saint-Epvre, Nancy

Vue aérienne de l’ensemble de l’édifice

La première basilique Saint-Epvre est attestée au 12e siècle ; une seconde basilique est reconstruite à partir de 1436. La reconstruction de la troisième basilique est décidée en 1861 ; le projet de Prosper Morey est accepté en 1863. La nouvelle église, désaxée par rapport à l'ancienne, fut reconstruite entre 1864 et 1875 (29/05/1864 : pose de la première pierre, 20/08/1871 : achèvement de la flèche, 07/07/1875 : consécration). C'est un édifice très représentatif du style néo-gothique. Il a conservé l'intégralité de son mobilier (maître-autel, stalles, chaires, bancs d'oeuvre réalisés par Klem de Colmar, table de communion, pupitres, ...). La plupart des vitraux provient des ateliers Carl Geyling ; une partie des peintures murales est due à Antoine Sublet (en particulier, l'" Apocalypse ").

Eglise Saint-François-d'Assise, Vandoeuvre-lès-Nancy

L'édifice fut conçu, d'après les plans d'Henri Prouvé, de 1959 à 1961 avec comme programme la réalisation d'un centre paroissial plutôt que d'une église proprement dite. Le rez-de-chaussée bas est, en effet, consacré aux activités paroissiales culturelles tandis que le rez-de-chaussée haut est réservé aux espaces à vocation liturgique. Le bâtiment se distingue par sa forme circulaire singulière et son échelle monumentale. Cette construction en béton armé et en métal, de plan centré, répond aux théories rationalistes structurelles du mouvement moderne de l'après-guerre, tempérées par le goût du détail et la mise en oeuvre très soignée de Prouvé, jouant sur la puissance expressive des formes et le contraste entre les larges surfaces aveugles et la lumière magnifiée par les vitraux.

Ancien siège de la société des Hauts-Fourneaux et Fonderies de Pont-à-Mousson, Nancy

Façades sud et est, vue générale (photocopie numérisée)

De 1926 à 1928, construction d'un édifice destiné à regrouper les bureaux de la SA des hauts-fourneaux et fonderies de Pont-à-Mousson. L'architecte Bourgon utilise une ossature en béton armé, ainsi que des briques de laitier extra-blanches et des briques jaunes pour le décor. Celui-ci est complété par des vitraux de Grüber et Lemoine, des verres gravés de Gaëtan Jeannin et de la serrurerie d'art de Prouvé. Le hall d'entrée et la cage d'escalier reflètent l'intérêt du milieu industriel pour la création et les artistes de son époque.

Synagogue, Nancy

Ensemble nord-ouest, vue générale

Synagogue construite de 1787 à 1788 par l’architecte Augustin Charles Piroux, auteur de la synagogue de Lunéville. Agrandie et remaniée en 1841 et 1861, elle reçoit une nouvelle façade en 1935, dessinée par l’architecte Alfred Thomas, au moment de l’ouverture du boulevard Joffre. Elle porte l’inscription « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Bastion d'Haussonville, Nancy

Site concentrant trois phases des fortifications de Nancy entre le 15e et le 16e siècle. Le bastion a été remanié par Vauban au 17e siècle.